Graines de désert : un jardin sur KissKissBankBank

Graines de désert : un jardin sur KissKissBankBank

Le projet Graines de désert est un projet riche qui a été soutenu par pas moins d’une cinquantaine de personnes via la plateforme de financements participatifs KissKissBankBank. Découvrez, le détail de cette aventure en ligne et dans la palmeraie de M’hamid el Ghizlane.

Ce projet se situe au cœur de la palmeraie, à M’Hamid el Ghizlane, oasis du sud du Maroc, dans la vallée du Drâa, où la route goudronnée s’arrête au bout du village.

Je suis Béa, porteuse du projet Graines de désert et de cette petite société agricole familiale.

Je une professionnelle de plantes médicinales depuis une vingtaine d’années. Avant de m’installer au Maroc, j’ai été productrice et transformatrice à mon compte dans le Jura. J’ai ensuite animé des ateliers autour des plantes, auprès d’enfants dans le cadre scolaire, et auprès d’adultes.

Le projet “Graines de désert” s’est construit avec le temps, enrichi d’expériences diverses et nourri de rencontres.

Aujourd’hui, il se décline en 3 axes:

-la culture des plantes médicinales pour la transformation et vente ( à des prix accessibles pour la population locale)

-la transmission de connaissances de la pharmacopée traditionnelle

-l’élevage des dromadaires pour la production de lait (très réputé, très recherché) et de chamelons

-un accueil culturel et touristique (excursions dans le désert, bains de sable thérapeutiques, stages de plantes, découverte de la culture sahraouie…)

Naissance du projet Graines de désert:

Fin 2015 :

C’est à M’hamid que je décide donc de m’installer avec mes 3 enfants. Mon projet de ferme démarre donc avec l’acquisition d’un terrain de 2 hectares avec puits et système d’irrigation existant (l’eau y est salée). 90 palmiers dattiers de 2 ans occupaient déjà 8000 mètres carrés du terrain.

En 2016 :

Les aménagements du terrain prennent formes, avec la réorganisation de canaux d’irrigation, le déménagement de certains palmiers trop serrés. Je suis secondée par Abderahmanne, jardinier et constructeur de M’hamid, que j’ai pu embaucher sur la ferme.

Abderahmanne, le jardinier, et son fils:

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En 2017 :

Les aménagements se poursuivent, et c’est le début des plantations et des semis (nigelle, lin, carthame, fenouil, mauves, et aussi orge et luzerne traditionnelles). J’ai planté lavandes, thyms, géraniums rosats, romarins, hennés, aloés veras, agaves, rosiers, caroubiers, ainsi que des arbres fruitiers (citronniers, orangers, bigaradiers, oliviers, grenadiers, figuiers, cognassiers, pruniers).

Durant ces années,  j’ai dû apprendre à cultiver avec des sols et des conditions climatiques très différentes de ceux que je connaissais en France. L’hiver dernier a d’ailleurs été particulièrement long et rigoureux pour les jeunes plants. J’ai dû apprendre à travailler différemment, à faire évoluer le projet de ma ferme, en tenant compte de ces 2 années d’expériences.

Aujourd’hui les fruitiers, l’aloé vera, l’agave, le géranium rosat et romarin sont magnifiques; le carthame et le lin ont également bien poussé, ainsi que l’orge et la luzerne traditionnelles.

Je suis très contente, car j’ai pu bénéficier d’un appui local, néanmoins j’ai prévu l’élevage des dromadaires dans un second temps.

 

A quoi servira/sert la collecte ?

N’ayant ni électricité, ni eau, potable, ni bâtiment sur le terrain, il est indispensable pour continuer, de construire un local d’environ 50 mètres carrés avec une cave souterraine pour la conservation des produits ( seul moten de ne pas dépasser des t° de 28 ° en plein été).La construction est prévue pour mars 2018. Ce local comprendra une partie laboratoire pour la transformation des plantes, un séchoir et une partie stockage et rangement.

Le coût de ce local est d’environ 12 000 euros:( cave en pierre et local en terre crue traditionnelle).

Voici le détail:

-Creusement pour cave:                                                    1200 euros

-Matériaux (pierres, sable, ciment, ferraille) et transport : 5500 euros

-Portes et fenêtres:                                                            900 euros

-Plomberie et électricité:                                                    700 euros

-Main d’oeuvre:                                                                3700 euros

Il manque 4000 euros pour ce projet.

Je lance donc une souscription, afin de pouvoir poursuivre mon projet, et permettre à ma ferme Graines de désert, de se développer et de vivre.

En soutenant ce projet, vous devenez citoyen d’un monde plus durable

Contribuer au projet, c’est:

-soutenir un projet passionnant

-donner un exemple de travail à la population locale, ce qui freine l’émigration

-soutenir l’embauche d’un jardinier et d’autres emplois( constructeurs, chameliers, femmes ..)

-transmettre le goût des plantes et de leurs usages

-l’accès pour la population locale, à des produits naturels bon marché.

Chacun participera comme il le voudra, en fonction de ses possibilités, de ses capacités et de ses priorités. Les soutiens financiers seront évidemment déterminants pour la poursuite du projet, mais un soutien logistique ou “un coup de main”à la ferme seront également appréciés, et promettent de belles et riches expériences.

Si la collecte dépassait le montant cherché, je construirais une citerne enterrée pour y conserver l’eau douce du barrage, et/ou une ombrière pour protéger les plantes et les arbres encore jeunes et sensibles aux fortes chaleurs de l’été.

Graines de désert percevra l’intégralité de la collecte

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