Graines de désert en quelques mots

Graines de désert en quelques mots

Graines de désert est un projet agro-touristique avec culture d’oasis en plein coeur de la palmeraie de M’Hamid el Ghizlane.

Moi, Béa, porteuse de ce projet, veut redonner le goût à la population pour l’agriculture, avec la combinaison de techniques anciennes et modernes, car cette région est menacée par l’émigration.

En effet, mon parcours d’agricultrice et d’éducatrice à l’environnement, en France, ainsi que mon désir de compréhension de cette société africaine, m’ont ouvert des opportunités que j’ai saisi.

Naissance du projet Graines de désert:

Fin 2015 :

C’est à M’hamid que je décide donc de m’installer avec mes 3 enfants. Mon projet de ferme démarre donc avec l’acquisition d’un terrain de 2 hectares avec puits et système d’irrigation existant (l’eau y est salée). 90 palmiers dattiers de 2 ans occupaient déjà 8000 mètres carrés du terrain.

En 2016 :

Les aménagements du terrain prennent formes, avec la réorganisation de canaux d’irrigation, le déménagement de certains palmiers trop serrés. Je suis secondée par Abderahmanne, jardinier et constructeur de M’hamid, que j’ai pu embaucher sur la ferme.

Abderahmanne, le jardinier, et son fils:

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En 2017 :

Les aménagements se poursuivent, et c’est le début des plantations et des semis (nigelle, lin, carthame, fenouil, mauves, et aussi orge et luzerne traditionnelles). J’ai planté lavandes, thyms, géraniums rosats, romarins, hennés, aloés veras, agaves, rosiers, caroubiers, ainsi que des arbres fruitiers (citronniers, orangers, bigaradiers, oliviers, grenadiers, figuiers, cognassiers, pruniers).

Durant ces années,  j’ai dû apprendre à cultiver avec des sols et des conditions climatiques très différentes de ceux que je connaissais en France. L’hiver dernier a d’ailleurs été particulièrement long et rigoureux pour les jeunes plants. J’ai dû apprendre à travailler différemment, à faire évoluer le projet de ma ferme, en tenant compte de ces 2 années d’expériences.

Aujourd’hui les fruitiers, l’aloé vera, l’agave, le géranium rosat et romarin sont magnifiques; le carthame et le lin ont également bien poussé, ainsi que l’orge et la luzerne traditionnelles.

Je suis très contente, car j’ai pu bénéficier d’un appui local, néanmoins j’ai prévu l’élevage des dromadaires dans un second temps.